Ch’Lanchron
paraît
depuis 1980
Accueil
du site picard
lanchron.fr
Écouter ou
lire du picard

Sur scène
Une brève
présentation de
Ch’Lanchron
Les numéros de
Ch’Lanchron
éch jornal picard
Les auteurs
publiés dans
Ch’Lanchron
Langue picarde
Vitalité du picard
Les liens
Nouveautés
et mises à jour

Plan du site
 « Ch’Lanchron » c’est aussi le journal trimestriel écrit tout en picard Un « lanchron » c’est un pissenlit 35 ans de scène, 90 chansons en picard à notre répertoire Logo officiel de « Ch’Lanchron » Gadrouille est la mascotte de « Ch’Lanchron » Toute une collection de livres picards de référence À doù qu’o s’édvise in picard ? Ravisez ichi ! Quoé d’neu din « lanchron.fr » ?
Abonnez-vous !
Ch’Lanchron
1 an pour 22 €

Table des
textes parus dans
Ch’Lanchron

Écouter des chansons
Jouer et écrire
Activités de
l’association
Ch’Lanchron

Le roman picard
La fableLa BD.
Le théâtre picard
Commandez
les éditions de
Ch’Lanchron

Le moyen picard
La littérature
du picard moderne

Quoé d’neu din « lanchron.fr » ?

Ch’Lanchron présente les chansons picardes d’André Nattiez

ANDRÉ NATTIEZ
dit « Tchot Nat »

(1887 - 1954)


André Nattiez gagnait sa vie comme représentant en vin (travaillant notamment pour le champagne Mercier), mais il consacra la plus grande partie de son existence au théâtre amateur, à l’animation culturelle de la ville d’Amiens et à la défense et illustration du folklore picard.

Dès l’âge de dix ans, il s’était fait engager pour chanter dans le chœur des gamins de Carmen. Disposant d’un accès privilégié au Théâtre d’Amiens dont il fréquentait assidument les coulisses, les cintres et les loges, il acquit une grande connaissance du théâtre lyrique de l’époque, un peu oublié aujourd’hui : Le bossu, Les deux orphelines, Les pirates de la savane, La porteuse de pain, La tour de Nesle, Roger-la-Honte mais aussi Mireille, Manon ou Werther. Trois ans plus tard, en 1900, il met fin à sa carrière d’acteur-enfant, mais c’est pour mieux entrer à « La Jeune Comédie » comme acteur amateur où, entre 1902 et 1932, il jouera dans des pièces de Labiche, de Théodore de Banville ou de Courteline, d’Edmond Rostand, de Tristan Bernard ou d’Erckmann-Chatrian, parmi bien d’autres. En raison de sa petite taille, il se distingue non dans les rôles de jeune premier, mais dans des rôles comiques de composition.

Il participe à la première grande guerre dans les 8e et 48e Bataillons des Chasseurs à Pied. Deux fois blessé, il reçoit la Médaille Militaire et la Croix de Guerre. C’est là que, pour ses camarades, il chante pour la première fois Grand-mére à poussiére qui devient sa chanson picarde-fétiche à côté de nombreuses autres comme Ch’l’araignée ou En rvenant d’chez Barnum, accessibles sur le présent site. Il ne manquera jamais de les entonner, avec une conviction et une énergie appréciées de tous, dans les nombreuses rencontres des sociétés les plus diverses auxquelles il participe le restant de sa vie comme chanteur, fin diseur et conteur exquis : le Foyer des enfants abandonnés, où il apparait volontiers déguisé en Père Noël, le comité de l’Amiens Athlétic-Club, le Conseil des Directeurs de la Caisse d’épargne, témoignant ainsi de son engagement autant artistique que social. Sans oublier la présidence des Anciens chasseurs à pied de Picardie et celle du Syndicat des représentants en vins et spiritueux. En 1933, il fonde une autre société théâtrale, « Amiens-Comœdia ». On ne s’étonne pas qu’il ait reçu aussi bien les Palmes académiques que la Croix du Mérite social.

Toujours désireux de promouvoir le folklore picard, il aura été membre du « Rosati Picards », une société savante et littéraire amiénoise se consacrant à la défense et l’étude des traditions et des activités artistiques locales, créée au début du XXe siècle et toujours active. C’est dans ce contexte qu’il enregistra les trois chansons picardes qu’il est possible d’entendre ici.

    Jean-Jacques Nattiez
    (petit-fils d’André Nattiez)
« Chés troés canchons
à Tchot Nat »

Les trois chansons interprétées par André Nattiez nous sont parvenues grâce à ses petits-fils, Jean-Jacques et Renaud, qui ont adressé l’autorisation de la présentation sur ce site et la diffusion des œuvres de leur grand-père à « Ch’Lanchron ».
Les enregistrements originaux ont été diffusés originellement par Pathé vers 1932 ou 1933, sur disques 78 tours.
À l’époque de l’entre-deux guerres, les firmes commerciales ont enrichi leurs catalogues de « disques régionaux ». La chanson picarde a ainsi été représentée par André Nattiez, quand la chanson ou le théâtre lillois l’étaient par Léopold Simons et Line Dariel (toujours chez Pathé avec des n° de références très proches de ceux de Nattiez).
Ce fut également le cas chez Parlophone, société qui a proposé dans son catalogue 1933, le répertoire de chansons picardes de l’Amiénois Robert Capel alias Lepac, de son nom de scène, (par ailleurs ami d’André Nattiez); simultanément avec la chorale « Les chanteurs du Comminges », et les berceuses corses de Tino Rossi !



In rvenant d’chez Barnum


Disque Pathé n° X. 94096 (n° 203197-8)

Paroles de Louis Seurvat (1902)
Sur l’air de « En revenant de la Revue »

Lire les paroles de la chanson
(telles que prononcées dans l’interprétation d’André Nattiez)
Vlo grand-mére à poussiére


Disque Pathé n° X. 94097 (n° 203199-200)

Paroles d’Édouard David (1920)
Mélodie originale de Paul Bulot

Lire les paroles de la chanson
(telles que prononcées dans l’interprétation d’André Nattiez)
Chl’araignée


Disque Pathé n° X. 94098 (n° 203195-6)

Paroles d’Emmanuel Bourgeois (1875)
Sur l’air de « Paillasse » de Béranger

Lire les paroles de la chanson
(telles que prononcées dans l’interprétation d’André Nattiez)



Un portait poétique d’André Nattiez

Nous reproduisons ce sonnet, paru dans le journal amiénois « Le Cri du peuple » (le 16 décembre 1951) avec la mystérieuse signature « KODAC ».


André NATTIEZ

Par la taille petit, par le talent…immense
Fieffé bonimenteur, prestigieux comédien
Cousin de Rabelais, Docteur ès truculence
Sensible mais narquois, goguenard mais humain…

Poquelin eût prisé le savoureux bonhomme
Et le Roy et la Cour se fussent ébaudis
De ce Lafleur mué en Bourgeois gentilhomme
Échouant, un beau soir, à l’Asile de nuit…

Les ans n’ont point tari son rire, ni sa verve
Le champagne, il est vrai, tonifie et conserve :
La Jeune Comédie est pucelle en son cœur…

Il anime, il entraîne, il danse, il cabriole
A la scène, au micro, blagueur et toujours drôle :
Avec Nattiez, parbleu, c’est le pas de Chasseur !


                                                                  Kodac


André Nattiez vu par l’Amiénois Jean Bléhaut


L’artiste amiénois Jean Bléhaut (1910-1988) se plaisait, entre autres, à dessiner le portrait de personnalités locales. Il n’épargnait pas non plus ses amis.

Dans le domaine de l’édition en picard, Jean Bléhaut a notamment illustré le recueil « Histoères ed Lafleur » d’Edgar Droyerre (édité fin 1952) où l’auteur met en scène un Lafleur et un Tiot Blaise souvent grivois.

De nombreux textes d’Edgar Droyerre (1899-1968) ont été dits ou récités par André Nattiez lors de ses prestations. L’auteur considérait son interprète et ami comme un « fameux comédien, grand diseu d’contes ed Robert Mon Onque et pi d’histoères ed Lafleur ».
Dernière mise à jour :
27-03-2013
Pour tout renseignement
écrivez à Gadrouille
Retour en haut
de cette page
Rapasse à no moaison !
(vers le plan du site)
© Ch’Lanchron 2012
CH’LANCHRON
  « Espace Saint-Gilles » (CM-17) Bâtiment 9 - 82 rue Saint-Gilles
80100 ABBEVILLE   Picardie   (FRANCE)
Téléphone / Fax
(33) 03.22.31.01.55.