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Ch’Lanchron 109 : le feu de joie picard



Le premier numéro de 2008 de Ch’Lanchron vient de paraître. La couverture nous invite à un rendez-vous traditionnel picard : celui d’éch fu Saint Jean d’Long.
Long, désormais petite commune de la vallée de la Somme, est en effet l’une des rares à perpétuer la coutume de l’ancestral feu patronal en alliant le rite religieux du solstice d’été aux acclamations populaires. Il est vrai que la fortune du village s’est faite au cours du XIXème siècle grâce à l’extraction de la tourbe. Le feu patronal se devait alors d’être aperçu jusqu’à Amiens, dit-on. Les fus d’os amiénois devaient en pâlir de jalousie !
Une chanson rituelle en picard est livrée en page 8 du trimestriel. Elle est due à jean Bellard qui fut la mémoire du village. Aujourd’hui Long garde le souvenir des ces belles heures. L’église démesurée domine la vallée. Et le village lui doit ce dicton qui vient d’être gravé dans la pierre par la municipalité : " Long granne église et bieu catieu, s’téte din chés camps, ses pieds din l’ieu." Un reportage de Jacques Dulphy donne toute la dimension de l’évènement.

Le picard au quotidien

Les pages de ce Lanchron bien printanier sont semées d’enseignes ou de panneaux en picard. Croisés dans les rues de Berck ou Fort-Mahon, à Neuville-lès-Corbie ou à Bussus-Bussuel, ce sont autant de marques de la vitalité de la langue picarde. Elle n’a effectivement pas dit son dernier mot, et elle sait aussi s’adapter au monde moderne quand elle affiche à l’entrée du village de Candas : " Va duchmint si té veux garder tes points ". Quand le picard incite à la prudence, on ne peut que lever le pied, ne serait-ce que pour lire ce panneau fort sympathique.
Ailleurs, vous saurez tout sur la pratique de l’cache à zz’alouettes. Léopold Devismes, doyen des Picardisants nous en livre un témoignage précis qui remonte aux années 1920, le matériel d’époque illustrant le propos atteste que cette chasse était réservée à quelques privilégiés.
Jehan Vasseur (de Nibas) livre une pièce de théâtre surréaliste en première lecture. Sous les yeux de son secrétaire, le maire d’un village se référerait aux oracles divins pour résoudre les situations locales et internationales. Les valeurs de l’au-delà priment sur la laïcité habituellement de mise en l’hôtel de ville... toute ressemblance avec une quelconque réalité ne peut être que fortuite, donc.

Un auteur picard du Santerre est à l’honneur, cette fois. Il s’agit de Victorin Poiteux, dit ch’Tchottain. Celui qui signait "E.V. Poiteux d’Brouchy" a livré pendant des dizaines d’années plusieurs centaines de textes, des pièces de théâtre, des articles, des rubriques diverses en picard, dans le Journal de Ham essentiellement. Connu des historiens, il est souvent oublié des linguistes. Et pourtant, sa voix picarde a été enregistrée au musée de la parole en 1939 ! Cette relative injustice littéraire devrait être réparée avec la publication d’ici quelques mois de l’intégralité de son œuvre picarde.

L’intégrale de "ch’Dur et pi ch’Mo" publiée par Ch’Lanchron

Puisque nous en sommes aux nouvelles éditions promises par Ch’Lanchron, soulignons cette annonce fort attendue. La publication de l’intégrale des chroniques picardes de ch’Dur et pi ch’Mo est en cours de réalisation ! Commencée il y a dix ans, cette série de dialogues croustillants, humoristiques, et parfois caustiques réjouit les lecteurs du Courrier Picard chaque dimanche matin. L’auteur n’est autre que l’incontournable Jacques Dulphy, collaborateur du quotidien régional et créateur de Ch’Lanchron.
Voici donc que les deux premiers tomes de la chronique dominicale sont proposés à la souscription (28 Euros + 5,20 Euros de frais de port). La sortie en est prévue à Abbeville le samedi 14 juin prochain. Elle se déroulera en présence de l’auteur et aussi de Jean-Bernard Roussel, le dessinateur qui a donné des traits aux personnages de ch’Dur et de ch’Mo. Car cette édition est illustrée. Nous allons donc découvrir plus en détail les villages de Durchicourt et de Molimont, et tout le petit monde qui gravite dans l’ombre de leurs clochers.

Ch’Lanchron "visiteur de prison"

Le long récit d’un après-midi passé par l’équipe de Ch’Lanchron avec des détenus au sein de la Maison d’arrêt d’Amiens a retenu notre attention. Bien loin de l’aspect culturel souvent dévolu aux langues régionales, ce jour-là, le picard a aussi montré son rôle d’authentique lien social.
À l’invitation d’un groupe de prisonniers, Ch’Lanchron a participé à l’enregistrement d’une émission diffusée à l’intérieur des murs. La qualité des échanges a manifestement surpris nos lanchronneus, pourtant aguerris à la pratique des interviews. Un temps fort dans la vie du journal picard !

28 années de productions picardes dans le catalogue

Signalons enfin qu’un magnifique catalogue des productions de Ch’Lanchron est inséré en pages centrales de la revue. Les 28 années d’édition ont apporté aux bibliothèques picardisantes plusieurs dizaines d’ouvrages de qualité. La plupart sont encore disponibles, et c’est tant mieux pour les amateurs de picard ! Le seul à bouder (il dirait "grouler"), c’est Gadrouille, la mascotte de Ch’Lanchron. En effet ces 8 pages en couleurs ont été rédigées en français à son insu... et dans une gazette toute in picard hansèe , selon lui, ça ne se fait pas ! Gadrouille a pris ses ciseaux et vous invite à découper ce catalogue... pour mieux passer votre commande peut-être ?


Ch’Lanchron nº 109 :


Dernière mise à jour :
27-03-2013
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