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Ch’Lanchron 79 : osez le picard !




La première livraison de l’année 2000 de Ch’Lanchron est arrivée dans les kiosques. Le parler picard n’a pas lui non plus subi le bogue de l’an 2000 ! Il est encore présent parmi nous, et il vient nous régaler de quelques saveurs hivernales dans ce 79ème numéro de Ch’Lanchron. Nos courts jours (l’hiver) sont rythmés des fêtes ancestrales, qui commencent avec celle de Saint-Nicolas, chantée ici par Alfred Voisselle dans le langage de la région doullennaise. Ce texte retrouvé, il date en effet de 1907, nous parle d’une fête simple, d’un autre temps évidemment, où les cadeaux sont des sabres de bois, des mirlitons, ou des "porichinels". La berceuse de Noël est due à Philéas Lebesgue, le célèbre poète du Beauvaisis. Plus empreint de recueillement, le picard prend des accents du pays de Bray, aux confins de la Normandie : "Si tot qu’tu fèarmras tés yeu, Tchot Jésus vèarra tout seu ; Chés ésieù i cantront, i ploura dé fleurs blanque".
Quant à l’an 2000 il s’annonce en fanfare avec Jacques Varlet (Amiens), qui s’étonne de tant de bruit au passage de l’année. En fait, sa seule certitude dans le changement de cap, est bien de devoir "ène foés d’plusse souhaiter l’boène énée". Le Picard est tel qu’en lui-même : pragmatique en toutes circonstances ! Et ce n’est pas André Guerville (Feuquières) qui viendra nous démentir avec "éch beugue" : une histoire qui résume toute l’inquiétude de la modification impossible des chiffres gravés à l’avance sur le caveau de famille... Une bien réelle anicroche, tout indépendante des ordinateurs.

Shakespeare et le poireau picard

Relire Henri V avec des yeux picards, n’incite pas à la morosité. C’est ainsi que Jacques Croédur et sa femme Madlon sont projetés en pleine bataille d’Azincourt par Jean-Luc Vigneux (Abbeville). Et si le grand Shakespeare a par sa pièce magnifié la victoire des Anglais et fondé la légende de la vaillance de leur roi, nos héros picards voient l’histoire par l’autre face. Il s’agit aussi de racines, mais plus prosaïques : celle d’un poérion fiché sur le casque d’un Gallois. La légende voudrait que cet emblème ait été choisi après la précédente victoire de Crécy, acquise sur la chevalerie française dans un champ de poireaux ! Mais les historiens avertis font remonter l’événement initial au sixième siècle. Le mystère sera-t-il éclairci dans ce dialogue entre nos deux spectateurs contemporains et le littérateur, ou l’affaire se devra-t-elle se finir en flamique à poérions ? L’esprit railleur l’emportera assurément, dans ce texte écrit à mi-chemin entre le théâtre et la nouvelle. Tous à Agincourt !

Reportages tous azimuts

Savez-vous que le picard est enseigné chaque dimanche matin dans le village de Beauvois en Vermandois ? Ch’Lanchron y est allé en reportage. L’école s’appelle "Perluète" et le maristér Jean-Pierre Semblat. Quant au père de la conquête spatiale française, qui saurait dire qu’il est originaire d’un humble hameau du canton de Moyenneville ? Il s’agit pourtant bien de Pierre Soufflet, qui a reçu à l’automne la médaille d’honneur de la commune ; la réception était accompagnée d’un hommage rendu en picard par son camarade d’école, Léopold Devismes. Voilà ce discours intégralement présenté dans les colonnes du journal.
Un colloque sur les recherches linguistiques liées au picard s’est récemment tenu à l’université d’Amiens. Ch’Lanchron vous en livre les conclusions : on y a parlé"d’exception picarde", tant la vitalité de notre langue régionale étonne les chercheurs du CNRS ou de l’INALF (institut nationale de la langue française) qui en ont fait part aux universitaires et aux animateurs du monde associatifs locaux. Cette activité foisonne dans bien des domaines. Internet offre par exemple de nombreux sites picardisants. Celui des "Diseux d’Achteure" est détaillé dans la revue : ici on conjugue, on commente l’actualité, on dispose en ligne d’extrait de dialogues et de créations des membres de l’équipe amiénoise... Par ailleurs, tout récemment une équipe cinématographique a réalisé un moyen métrage "Parlez-vous picard ?". La première projection a eu lieu au festival du film, et il est maintenant diffusé en cassette VHS. La parole est donnée à tous les acteurs picardisants, et ils y sont savamment bavards !

Ch’Lanchron : 20 ans au printemps

Ch’Lanchron c’est aussi ce lot de poésies "Chés viux" (Michel Ossart), "Priére à Marie" (Élisabeth Manier), "Un infant adorape" (Roger Bourdon), de contes, de bandes-dessinées ou d’histoires, qui sont à la fois le fil de la revue et autant de maillons apportés par toutes ces plumes picardes situées dans tout le domaine linguistique.
De plus, ce numéro 79 de Ch’Lanchron offre un encart de 4 pages de jeux littéraires. Elles annoncent une publication exceptionnelle qui paraîtra au printemps pour marquer les 20 ans d’ éch jornal picard. Les lecteurs sont donc incités à contribuer à ces jeux, en produisant de l’écrit picard. Car tel est bien l’un des buts du trimestriel : faire partager non seulement le plaisir de la lecture, mais aussi encourager à passer de l’autre côté de la feuille. Ce n’est pas si compliqué ! Ainsi des listes de mots sont proposées : il suffit de composer un récit sur cette trame. Des photographies , des dessins sans légendes sont également prévus : libre à chacun de les compléter... À votre tour de tenter ce premier pas. Redécouvrez votre vocabulaire, mettez-le en scène, et osez ! Ch’Lanchron sollicite et attend votre participation... en picard comme il se doit.


Ch’Lanchron nº 79 :


Dernière mise à jour :
27-03-2013
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