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Voilà Ch’Lanchron numéro 100 !



Ch’Lanchron a 25 ans !

Voilà donc un quart de siècle que paraît, chaque trimestre, la revue Ch’Lanchron . Une bande de copains d’une vingtaine d’années (à l’époque !) s’était réunie en 1980 autour d’e l’initiative de Jacques Dulphy (de Bourseville) et de Jean-Luc Vigneux (d’Abbeville), pour réaliser le permier journal tout en picard. Et l’aventure a suivi le fil des saisons sans interruption depuis. Ainsi, logiquement, Ch’Lanchron éch jornal picard apporte sa centième livraison en ce mois de novembre 2005. Sans subvention, sans publicité, Ch’Lanchron poursuit son chemin avec une constance que bien des revues peuvent lui envier. Et si, 25 ans et quelques milliers de pages picardes plus tard, Ch’Lanchron est toujours présent en kiosques, c’est que les lecteurs sont fidèles à son rendez-vous. C’est aussi que les auteurs picardisants sont toujours aussi prompts à produire cette littérature qui vient remplir les colonnes du journal.

Le picard : une littérature qui prend son temps !

Depuis 1980, plus de 400 écrivains picards ont prêté leur concours à Ch’Lanchron : la liste complète occupe toute la première page du nº100 ! Elle est impressionnante, et elle s’allonge encore d’une dizaine de noms avec ce triple numéro qui arrive en cette fin d’année. Car ce Lanchron des courts jours ne compte pas moins de 132 pages de picard ! L’anniversaire méritait d’être salué de manière tout à fait exceptionnelle. Et la réalisation est belle. Voici tout d’abord une couverture qui n’affiche pas moins de 250 acteurs de la langue picarde. On y reconnaît le père Daire, Brûle-Maison ou ch’Fissiau (tous trois venus du XVIIIème siècle), mais encore Desrousseaux, Philéas Lebesgue ou Édouard David, et aussi ceux issus du bassin minier ou du Hainaut belge, puis les Picardisants du Ponthieu ou du Vimeu, ou les Diseux amiénois, et enfin parmi tous ceux-ci tous chés Lanchronneux... Quelle palette de talents. Le contenu de Ch’Lanchron 100 ne nous démentira pas.

Au cœur du nº 100 : deux romans inédits

Gadrouille, le maître d’œuvre de Ch’Lanchron , s’est glissé parmi les portraits de couverture. Il a surtout profité d’une pagination élargie pour publier ici deux romans picards.

Le premier, Cache-Cailleu, est dû à Jean-Luc Vigneux. Une rencontre fortuite dans les rues d’Amiens, et voilà un après-midi bouleversé par cet individu bien original. Surnommé Cache-Cailleu, l’homme est un collectionneur de minuscules cailloux sortis de ses propres chaussures. Il en raconte l’histoire avec passion, s’attachant au moindre détail qui transforme la moindre futilité en épisode saugrenu. Avec lui l’insignifiant prend du relief, et retient toute notre attention comme un grain de sable collé sous la voûte plantaire. Les illustrations de Jean-Bernard Roussel ponctuent avec humour cette longue fiction.

L’autre roman, celui de Pierre Deglicourt, est proche de l’autobiographie. Man Na est le récit du regard porté par un enfant vers sa grand-mère. Nous sommes au début du siècle dernier. L’époque est rigoureuse, la discipline est stricte, et les émotions picardes restent bien muchées. Pélou, le jeune orphelin ne comprendra la psychologie de son aïeule que quand il arrivera à l’age adulte. Le recours à la langue picarde nous rapproche de l’expression toute en pudeur et en réserve des sentiments des personnages. Il est heureux que ce texte ne soit plus enfermé dans les archives inédites du picard. Chacun peut enfin déguster ce roman, qui mêle le vocabulaire du Vimeu à celui de l’Amiénois, reflet exact du parcours personnel de l’auteur.

Le picard aux 1000 facettes

Retenons parmi la dizaine de nouvelles signatures picardes que Ch’Lanchron 100 nous engage à découvrir, la moitié féminine. Annie Rak (Hainaut belge) décrit les derniers instants du Curé Bataille, personnage hors norme, inattendu, qui fut résistant autrefois. Delphine Wiernicki (Vimeu côtier), s’attache à la mésaventure subie par une mère à la Libération, alors que cette terrible histoire ressurgit brutalement à la mémoire d’un fils le jour de son anniversaire. Colette Guinard (Oise) exprime pour sa part son affection envers son grand-père avec les mots de son enfance. Denise Leroy (Vimeu vert) raconte une ancienne plaisanterie souvenir des premiers trains de plaisir locaux.

Ch’Lanchron 100 présente en page 116 un véritable document. Il s’agit d’une gravure à l’encre réalisée par le peintre Francis Tattegrain de belle renommée. Il met ici à l’honneur un texte picard d’Henry Daussy (1823-1895) : " À prépos del cache ". Précieusement conservé dans une collection privée, cette pièce est maintenant offerte aux lecteurs, comme cadeau d’anniversaire.

Les rubriques habituelles de Ch’Lanchron ne sont pas négligées. Les abonnés seraient bien déçus, car les pages du jeu "VIR" ou de l’exercice "à l’tcheue leu leu" sont souvent les premières déchiffrées. Et bien des lecteurs d’aujourd’hui seront les complices de demain, car ils sont incités à commenter une photographie insolite, ou à rédiger un texte à partir de six mots proposés... Le tout en picard, comme il se doit dans Ch’Lanchron ! Les abonnés ont été particulièrement choyés, puisqu’ils ont reçu, en supplément au service habituel, deux numéros hors série. Le premier, Tchot Louis i n’vo point à l’école , est un long conte pour enfant. Illustré et commenté, ce texte de huit pages présente les vertus pédagogiques d’acquisition ou de révision du vocabulaire picard. Les parents ou les maristérs peuvent donc le mettre à profit. Le second, Mi, poéyer ? Janmoais ! , est une pièce de théâtre dont les douze pages de dialogues ne demandent qu’à monter sur scène. Avis aux comédiens picards : Fifine et ch’Djusse vous attendent impatiemment !

Signalons enfin que ce numéro 100 s’accompagne d’un concours doté d’un lot de livres picards édités par l’association. Les résultats seront annoncés en février prochain... à la parution du prochain Lanchron. Espérons que les soirées d’hiver seront assez longues pour que nous digérions les 150 pages de picard que Ch’Lanchron vient de nous fournir à l’automne !



Ch’Lanchron nº 100 :


Dernière mise à jour :
27-03-2013
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