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Ch’Lanchron 102-103 :
Un "maristér" pour vos vacances en picard !



L’été picard 2006 ne penchera pas du coté des devoirs de vacances, mais plutôt sur le versant rires et plaisanteries au village. C’est pourtant un instituteur, un "maristér" comme on dit chez nous, qui est l’invité du double numéro de Ch’Lanchron qui vient de paraître début juillet.

Les Contes d’éch Maristér éd Rustoville publiés en intégralité !

Les contes du Maristér éd Rustoville ont été imaginés et écrits dans les années 1950, quelque part dans l’est du département de la Somme. Né à Corbie, Fernand Pruvot devait faire carrière d’instituteur à compter de 1919 à Méricourt-sur-Somme. Il y serait également secrétaire de mairie, et ainsi aux premiers rangs pour observer les travers de la vie du village. Ce sont toutes ces anecdotes, émaillées de ruses et de malice bien picardes qui allaient bientôt donner naissance aux histoires qu’il allait écrire sous le pseudonyme de Ch’Maristér éd Rustoville, et publier parfois dans la revue des enseignants " Picardie Laïque ".
Seule notre langue picarde pouvait apporter tout le sel nécessaire à ces contes si savoureux. Étonnamment, Fernand Pruvot est absent de toutes les anthologies ou études de la littérature dialectale. Ch’maristér nous a cependant laissé quelques 80 textes originaux et de qualité, tant sur le plan de la langue que sur celui de l’esprit qu’il glisse dans ces histoires là. Grâce à sa fille, Évelyne Doye, tous ces écrits ont été sauvés et recopiés. Elle les a ensuite transmis à l’équipe de Ch’Lanchron qui vient donc d’éditer l’intégralité de cette œuvre dans sa livraison estivale 2006... 46 ans après la disparition de leur auteur.

Humour au pays picard


Et l’humour est toujours au rendez-vous, car le fond de notre région n’a pas changé du tout au tout dans ce demi siècle. Les farces, les quiproquos et les réparties sont toujours de mise ! Que ce soit pour un "pisson d’avril"... (Cmint qu’Polyte i sz’o yeus) les Picards sont toujours prêts. Ailleurs on trouve une annonce par un garde complaisant de disparition d’une épouse qui a quitté le foyer (Éne anonche unique au monne !), quelques querelles de voisinage (Quand o n-est mal nonmè), une chamaille entre patron et ouvrier de culture (Quand o n-est foait l’un pour l’eute), le dédale des méandres administratifs (Cmint qu’o foait des statistiques) ou le respect de la hiérarchie (I feut savoèr étnir sin ring), un retour festif un peu trop arrosé (I feut savoèr s’foaire éne raison), ou encore un après-midi entre garnements (Cmint qu’éch garde il o évité un drame)...
Les curés sont aussi de la partie, comme les employés de chemin de fer, les médecins, les coureurs cyclistes, ou le Bureau de Bienfaisance. Tout un univers gai et facétieux, qui circule dans des pays aux noms de fantaisie qui nous donnent envie de suivre tous ces héros d’un jour. Partons donc à Grattepouél, à Nayuville, à Tourbegrise, à Fazicourt, à Fourmières... ou à Rustoville !

Souvenirs d’école

Les autres pages de Ch’Lanchron nº102-103 sont à l’avenant des contes d’éch maristér éd Rustoville. Une comptine d’Élisabeth Manier (Escarbotin), la nostalgie de son école communale par Jean Leclercq (Bienfay), un souvenir de Certificat d’études à Fontaine (André Cailly), ou la visite d’une inspectrice dans la classe (par Jacques Varlet d’Amiens)... autant de textes écrits à l’encre violette qui se succèdent au fil des 76 pages du trimestriel.
Une brève bibliographie picarde pour enfants clôt le volume, qui se referme définitivement sur la nouvelle "à bibisse carotte" due à Jean-Luc Vigneux (Abbeville). Est mis ici en scène un défi entre écoliers à l’heure de la récréation. Il faut départager deux querelleurs, et la méthode retenue est sans appel : " i front d’leu miu in pichant au pu heut ! ". Cette école-là n’a rien de celle des récitations, des laborieuses dictées ou des tables de multiplication... Elle est à lire dans Ch’Lanchron : elle s’amuse, et elle est picarde !


Ch’Lanchron nº 102-103 :


Dernière mise à jour :
27-03-2013
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