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Contes d’éch Tchottain

Grâce à « Ch’Lanchron », la place centrale de Brouchy (80) a changé de nom. La nouvelle plaque a été dévoilée en ouverture de l’après-midi de présentation et de remise aux souscripteurs de l’ouvrage de Victorin Poiteux. À Brouchy, désormais, la mairie est située « Plache d’éch Tchottain ».


La cérémonie s’est déroulée en présence des petis-fils de l’auteur, mais aussi d’amis qui ont bien connu Victorin Poiteux dans leur jeunesse, le tout étant placé sous l’égide des autorités locales.

Exposition de documents de l’auteur, vidéo-projection, lecture de textes picards, et quelques discours « à la bonne franquette » ont retenu le public pendant plusieurs heures dans la Salle des fêtes de Brouchy lors de la sortie des « Contes d’éch Tchottain »

Parmi les chansons picardes dites traditionnelles, une chanson n’est pas amiénoise… Il s’agit de « Chl’appendicite » un titre composé paroles et musique par Victorin Poiteux.
« Mais surtout, n’li copez point sn’appendicite !… »

Outre ses activités picardisantes, Victorin Poiteux fut aussi un artiste aux multiples facettes. Concepteur de cavalcades ou de revue (avec ses anciens élèves parisiens par exemple), il en préparait les programmes richement illustrés de ses dessins en couleurs. Il était également peintre.
« Ch’Lanchron » publie les textes picards de
Victorin Poiteux

Le Santerre est aussi une terre de lettres picardes. Félix Fabart (de Fignières) et Alcius Ledieu (de Démuin) figurent parmi les auteurs qui y ont posé leur empreinte à la fin du XIXe siècle. Le vingtième siècle a été marqué par un écrivain ancré dans la région de Ham : Victorin Poiteux. Ses contes picards, essentiellement connus à travers la presse hebdomadaire, méritaient une édition pleine et entière qui permette de découvrir cet écrivain jusqu’alors trop méconnu.
L’esprit vif de Ch’Tchottain (« le petit »), teinté d’humour et d’impertinence, allié à une langue picarde riche et précise, ne devait pas rester dans l’oubli auquel semblait cantonné Poiteux depuis une cinquantaine d’années.

Aidé par les descendants de Victorin Poiteux, Ch’Lanchron a réuni dans un volume la majeure partie des textes qu’il a laissés. Quatre cahiers inédits de poésies sont venus compléter ses contes et histoires, fruits des chroniques retrouvées dans la presse. Des chansons, quelques partitions, des jeux sur les noms de villages, des fables, des articles, des hommages aux archers de Brouchy... sont désormais réunis. Ce volume apporte une pierre remarquable à la littérature picarde dans l’est du département de la Somme.

Le dernier chapitre, celui des poésies, propose de manière peu courante dans notre littérature picarde, une série de personnages locaux. Pratiquement tous les corps de métier qui constituent la vie d’un village sont passés en revue. « Nou maristér » ouvre la série, bien évidemment. Il est suivi de « Nou viu tchurè » (notre curé) avec à proximité de lui « Nou confitébor ». Puis arrivent « Nou bédeu », « Nou bérgi » (notre berger) , « Nous garde champète », « Nou cantonii », « Nou boquillon » (notre bûcheron), « Nou bitleu » (notre passionné d’oisellerie), « Nou tirloteu » (notre forain), « Nou barbii », « Nou saingneur » (notre tueur de cochons), « Nou croque-mort », etc. Cette compagnie parfois joyeuse, parfois moins, est décrite avec subtilté et malice par Victorin Poiteux comme autant de petits tableaux du quotidien, dans un Santerre à jamais révolu.

E.-V. Poiteux fut un témoin important du parler picard du Santerre. En 1939, sa voix est enregistrée pour la Sonothèque nationale alors qu’il dit son texte sur la tradition du « Jédi-Jeudiou ». L’université de la Sorbonne conserve précieusement l’exemplaire unique du manuscrit « Patois et folklore du Santerre » qu’il y a déposé. Il s’agit de son dictionnaire de 2589 feuillets patiemment réunis au long d’une vie !
Tous ces mots ne pouvaient rester enfermés dans cet herbier. E.-V. Poiteux les fait vivre avec talent dans ses Contes d’éch Tchottain.

Table des matières des
« Contes d’éch Tchottain  »


Présentation (par Jean-Luc Vigneux)
Préface de l’auteur

Contes èd Rousseville
Contes d’Ham, èd Brouchy et pi ds’eutes contes
Prémiis morcieux picards
Vu chés fléqueus
Un grous bachou d’fabes
Poésies

Lexique picard-français du Santerre (19 pages)
Table des illustrations
————
Format 17 cm x 24 cm - Couverture pelliculée, quadrichromie
Ouvrage illustré de 35 documents et photographies (archives de la famille de l’auteur)
392 pages - 23,00 Euros

Publication réalisée avec le soutien de l’association « Gleude rit » (02, Saint-Quentin)
Édition originale par « Ch’Lanchron » © 2009

 

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Au cimetière de Brouchy, la tombe de Victorin Poiteux fait l’objet de visites fréquentes. Ce ne sont pas toujours des membres de la famille ou des amateurs de picard qui viennent là.
De simples promeneurs ou des joueurs participant à un rallye touristique, cherchent à déchiffer l’inscription qui figure sur la plaque scellée sur le monument.
Le texte, entièrement écrit en picard, en a été rédigé par Victorin Poiteux lui-même le 14 décembre 1947 (jour de son 69ème anniversaire). Dans les « Contes d’éch Tchottain » ce document manuscrit portant la volonté de l’auteur est reproduit.
Clin d’œil à son cher parler picard qu’il a si copieusement nourri, Victorin Poiteux s’adresse aux passants en ces termes :

Lo, ch’Tchottain l’est bien obligé de s’taire
Au mitan d’chés veurs, à six piids sous terre ;
I vous o foait rire et pis amusès
Par ses contes aussi, por vous o musè
L’vlo roède comme un pitchet, frouid comme einne glache,
Vu s’bonne Lalie, tous deux etnant peu d’plache,
Is ont foait leu temps, cha rmonte à jadis :
Arr’ti-vous por leu dire « De Profundis ».
D’avanche, merci toudis

Victorin POITEUX
(1878 - 1954)

Folkloriste, historien local, chroniqueur, érudit, poète, mais aussi musicien et éducateur, Victorin Poiteux, bien que né à Mailly-Raineval (80) et ayant exercé comme instituteur à Paris, était attaché à Brouchy où il résidait, à proximité de Ham dans le Santerre.

Membre des Rosati, lauréat de nombreux prix de littérature, créateur de revues et de spectacles théâtraux, Poiteux a également fréquenté Tristan Bernard. Il a correspondu avec les picardisants notoires de son époque : Louis Seurvat (Ailly-sur-Noye), Gustave Padieu (Dompierre-sur-Authie), Gustave Devraine (Péronne), ou encore René Normand (Amiens).

À l’initiative du professeur Robert Loriot, une série d’enregistrements de textes picards dits par leurs auteurs a été réalisée en 1939. Des disques 78 tours ont été gravés à quelques exemplaires pour le « Musée de la parole et du geste de l’Université de Paris ». Sous le matricule 560, on pouvait écouter Victorin Poiteux dire son texte « jédi-jeudiou ».
Bien que le support d’origine soit très fragile, l’enregistrement existe encore : il a été numérisé en 2008, et il porte désormais la cote « AP 1656 » à la Bibliothèque nationale de France.
__________

L’exemplaire du manuscrit « Patois et folklore du Santerre » déposé par Victorin Poiteux à la Sorbonne semblait oublié. Perdu peut-être ? « Ch’Lanchron » a effectué quelques recherches. Heureusement, il n’en est rien. L’ouvrage relié est toujours rangé parmi les manuscrits de la Bibliothèque universitaire de la Sorbonne sous les références MS 1970 à MS 1977. Un article a été consacré à ce document dans « Ch’Lanchron » n°113.
L’énigme du surpitchet de Victorin Poiteux


Pour marquer sa fidélité dans la vie comme en littérature, Victorin Poiteux signait ses compositions du pseudonyme E.-V. Poiteux d’Brouchy , où l’initiale « E » est celle du prénom de sa femme, Eulalie Walmé.
À défaut de ce surnom de plume, on trouve quelques textes signés de Poiteux d’Brouchy, où Brouchy n’est autre que son village adoptif, celui d’Eulalie.

On note encore un troisième pseudonyme : « Rameula » (le radis noir). Cette signature apparait au bas de textes écrits lorsque Victorin Poiteux résidait à Paris. Ce choix reste assez mystérieux… Il existerait une publication d’un conte intitulé « Conte de la sainte clique » (avec un envoi de Léopold Galtier) qui a été signée « Rameula » en 1906. Les descendants de Victorin Poiteux ne possèdent plus ce recueil, qui a probablement été emporté dans les incendies qui ont détruit le Santerre pendant la Grande Guerre. Le texte était-il écrit en picard ou en français ?

Dernière mise à jour :
27-03-2013
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