Ch’Lanchron
paraît
depuis 1980
Accueil
du site picard
lanchron.fr
Écouter ou
lire du picard

Sur scène
Une brève
présentation de
Ch’Lanchron
Les numéros de
Ch’Lanchron
éch jornal picard
Les auteurs
publiés dans
Ch’Lanchron
Langue picarde
Vitalité du picard
Les liens
Nouveautés
et mises à jour

Plan du site
 « Ch’Lanchron » c’est aussi le journal trimestriel écrit tout en picard Un « lanchron » c’est un pissenlit 35 ans de scène, 90 chansons en picard à notre répertoire Logo officiel de « Ch’Lanchron » Gadrouille est la mascotte de « Ch’Lanchron » Toute une collection de livres picards de référence À doù qu’o s’édvise in picard ? Ravisez ichi ! Quoé d’neu din « lanchron.fr » ?
Abonnez-vous !
Ch’Lanchron
1 an pour 22 €

Table des
textes parus dans
Ch’Lanchron

Écouter des chansons
Jouer et écrire
Activités de
l’association
Ch’Lanchron

Le roman picard
La fableLa BD.
Le théâtre picard
Commandez
les éditions de
Ch’Lanchron

Le moyen picard
La littérature
du picard moderne

Quoé d’neu din « lanchron.fr » ?

Ch’Lanchron... le picard ça décoiffe !




Que se cache-t-il donc derrière les dunes échevelées qui couvrent la livraison picardisante de cet automne ? Un complet numéro de Ch’Lanchron aux accents de l’Artois, du Santerre, de Thiérache, du Hainaut, de l’Amiénois, et du Ponthieu comme du Vimeu, les deux points d’ancrage du trimestriel. langue "vernaculaire" pour certains, dialecte pour d’autres, patois ici, parler là bas... Fuche ! (soit !) ce Lanchron est badjè (rempli à ras bord) de picard... et des pu boins (des meilleurs).

Le picard du XIXº siècle à l’honneur

Eugène Chivot (Buigny-lès-Gamaches) ouvre sur un poème qui nous plonge "din un monne déboussolè" qui n’est autre qu’un point de vue fort réaliste sur notre quotidien. Hélas, on peut assurer comme l’auteur qu’autcheune eute pluie n’peurouot laveu tout ce que l’homme fait endurer à sa planète nourricière.
Amiens connaît Lafleur ; Doullens n’oublie pas Fleurimond Long Minton ; et Abbeville possède Jacques Croédur. Né dans les almanachs aux alentours de 1860, ce personnage est devenu quasiment mythique dans la région. Ch’Lanchron nous fait redécouvrir, ou plus souvent découvrir, à travers le texte originel une des lettres signées de Jacques Croédur (pseudonyme, alors, de Clément Paillart). Un picard dense, riche de vocabulaire, d’images et d’expression y foisonne. La raillerie, l’esprit farceur, et la vie du village de Vauchelles sont présents dans une saveur incomparable. Ce texte retient l’attention et le lecteur. Un véritable document daté de septembre 1865 nous est restitué, et il s’impose rapidement dans ce nº de Ch’Lanchron qui a réussi là une fort heureuse initiative.

Toujours de nouveaux auteurs

Ch’Lanchron ne compte plus les contributions qui lui parviennent de tous points de l’aire linguistique. Ce nº54 n’est pas arrivé pour nous démentir. MM. Gervais Viarre de Corbie (Amiénois), Pierre Bloume de Vervins (Thiérache), ou Roger Noyon de Quend (Marquenterre) apportent chacun leur pierre à la littérature régionale. Ce dernier, aquarelliste de renom, rend hommage à Alfred Manessier, qu’il a eu l’occasion de rencontrer dans son atelier d’Émancé. Avec les "couleurs éd nuit" laissé par Jean-Luc Vigneux (Abbeville), ce sont deux pleines pages de picard qui remémorent l’artiste disparu cet été, et qui avait retrouvé avec passion sa Picardie natale au soir de sa vie. Ce n’est pas la première fois que les colonnes de Ch’Lanchron évoquent Alfred Manessier. Ces deux récits nous proposent un voyage sensible et émouvant, comme le regard que portait le peintre sur les espaces de la Baie de Somme.

Ch’picard : un molé pour dire, pi gramint pour rire !

Articles, actualités, critiques littéraires, ou "diplodotchusses" côtoient sans peine les poésies d’Élisabeth Manier (Escarbotin) ou de Jean Wattelet (Douai). Qui croirait qu’une légende venue d’Irlande s’adapterait à s’y méprendre au pays picard ? À moins que cette histoire de calèche, de menteur et de bavard ne nous vienne d’un fonds de folklore commun ? Rendez-vous vite à la page 28 pour connaître le précieux secret de son trésor enfoui dans la marre du village de Drucat.
Des histoires à rire émaillent bien entendu aussi le fil des pages. Une réflexion notée après guerre dans l’église de Prouville (Ponthieu) a rendu célèbre le village. Éch métteu d’fu nous en conte l’aventure. Des soirées de veillée, on retient encore l’aventure de la jeune promise et de ses trois prétendants. "Chés troés coussins" feront la différence pour qu’elle choisisse enfin l’élu de son coeÎur. Saint-Roch, lui, voulait donner la parole aux chiens, pour pouvoir deviser avec son fidèle compagnon probablement. Hélas, le sort en décida autrement, comme le rappelle Daniel de Caumartin (Ponthieu).
Nous serions incomplets en omettant de signaler le reportage sur la pollution de l’Escaut (signé de Jean Leclercq) ; l’annonce de la prochaine édition de "l’amassoér" de Marie-Madeleine Duquef (Saint-Leu Amiens) ; une nouvelle de Pierre Deglicourt (mitan d’Amiens, mitan du Vimeu), une conversation téléphonique dans la plaine du Santerre rapportée par V. Dècle originaire du Hamel ; une poésie de Michel Fouquet (Querrieu) ; une autre de Paul André (Tournai, Belgique) ; un passage dans les corons d’Adéodat Larrivière (Liévin) ; et encore un récit de Ch’Cordonnier d’Bérné (Ponthieu) intitulé "ch’darin" qui malgré son titre figure au tout début de Lanchron nº54.
Du papin, donc... qui en annonce déjà un autre arrivage qui prendra bientôt la forme d’un CD de chansons que l’équipe de Ch’Lanchron enregistre actuellement. Cette sortie là est prévue au bon temps. Avant de l’écouter, nous avons bien le temps encore de nous réchauffer avec ce picard à lire et à relire... à haute voix, pourquoi pas !


Ch’Lanchron nº 54 :


Dernière mise à jour :
27-03-2013
Pour tout renseignement
écrivez à Gadrouille
Retour en haut
de cette page
Rapasse à no moaison !
(vers le plan du site)
© Ch’Lanchron 2008
CH’LANCHRON
  « Espace Saint-Gilles » (CM-17) Bâtiment 9 - 82 rue Saint-Gilles
80100 ABBEVILLE   Picardie   (FRANCE)
Téléphone / Fax
(33) 03.22.31.01.55.